Repentance
à
l’espagnole
Les thuriféraires de la
repentance ont décidément une imagination sans limites.
Ainsi, 400 ans après l’expulsion entre 1609 et 1611, de 300 000
Morisques musulmans convertis « de force » après la
reconquête de l’Andalousie par les chrétiens, un
député socialiste, José Antonio Perez Tapias, a
proposé le versement d’une indemnité à leurs
descendants.
Les descendants de Gaulois victimes
de l’occupation romaine doivent garder espoir, tout arrive pour qui
sait attendre.
Pour Alain
Duhamel, De Gaulle a bien trahi
À la question que lui posait
récemment le magazine Historia « Quel est, selon vous,
l’acte de trahison le plus retentissant de la ve République ?
» Alain Duhamel, politologue reconnu, chroniqueur et professeur
de sciences politiques, a répondu « Sans
hésitation, celui du général De Gaulle
vis-à-vis des Français d’Algérie. Ses plus proches
collaborateurs, ajoute l’intéressé, témoignent
qu’il avait l’intention d’agir pour l’indépendance de
l’Algérie dès 1958, mais il était beaucoup trop
intelligent pour dévoiler ses objectifs dès le
départ. En fait, il s’est retrouvé dans l’obligation de
mettre sur pied un simulacre pédagogique. Cette trahison a eu
des conséquences, certainement indispensables, mais
néanmoins inhumaines tant pour le million de Pieds-Noirs que
pour beaucoup d’Algériens ».
La Fondation pour
la Mémoire de la guerre d’Algérie va-t-elle enfin
éclore ?
Inscrite dans la loi du 23
février 2005 sur les rapatriés, la Fondation pour la
Mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et
de Tunisie est un véritable serpent de mer.
Sa naissance, pour le moins
chaotique, vient de connaître un nouveau rebondissement puisque
le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Hubert
Falco a déclaré au mois de février dernier, que
cette fondation qui bénéficiera d’une dotation en capital
de 7,2 millions d’euros, apporté par l’État ainsi que par
trois associations d’Anciens Combattants : (La Fédération
Nationale André Maginot, les Gueules Cassées et le
Souvenir Français) allait enfin voir le jour aux Invalides.
Cette fondation, dont
l’émergence a été annoncée à
plusieurs reprises, et qui provoque l’hostilité des historiens
idéologues, comme des caciques du FLN, devra aider avait
déclaré Nicolas Sarkozy en décembre 2007, à
la réconciliation des mémoires.
Elle sera ouverte à tous,
insiste Hubert Falco : anciens appelés et officiers,
Pieds-Noirs, harkis, membres du FLN et de l’OAS, et le sera aussi
à l’État algérien. On imagine ce que pourra
donner, si tant est que toutes les composantes l’acceptent, la
réunion d’un tel aréopage.
Les Français d’Algérie
ont en tout état de cause, de légitimes raisons
d’être au mieux sceptiques, au pire inquiets.
Les hôpitaux
français appréciés des terroristes FLN
Après l’inénarrable
Bouteflika, c’est au tour de l’ancienne poseuse de bombes de la Casbah
d’Alger, Djamila Bouhired, ex-épouse de Jacques Vergès,
de venir suivre des soins dans les hôpitaux parisiens.
Assistante personnelle de Yacef
Saadi, il faut rappeler qu’elle avait déposé le 30
septembre 1956, une bombe qui n’explosa pas dans le hall du
Maurétania. Elle recruta également Djamila Bouazza qui,
elle, déposa le 26 janvier suivant une bombe meurtrière
au Coq Hardi. Elle fut finalement graciée et
libérée en 1962. À l’heure même où le
FLN vomit toute sa haine de la France, cette dernière fait
montre de sa plus grande générosité en accueillant
à bras ouverts cette sinistre terroriste.
Semaine
anti-coloniale à Paris
Le gratin anti-colonialiste, de
L’Humanité à la Ligue des droits de l’homme, s’est
retrouvé en février dernier, accueilli par la Mairie de
Paris, pour la désormais traditionnelle semaine anti-coloniale.
L’objectif cette année était de s’attacher à la
nécessité de modifier « l’imaginaire colonial
» et de « déconstruire » toutes les
idées visant à occulter les pages de l’histoire coloniale
française. De Gilles Manceron de la Ligue des droits de l’homme,
à Henri Pouillot du parti communiste, en passant par l’historien
idéologue Benjamin Stora, tous les porte-voix habituels du FLN
en France étaient au premier rang pour dire toute leur haine de
la France coloniale et pour nombre de participants, de la France tout
court. Le projet de création d’une Fondation de la
Mémoire de la guerre d’Algérie fut dénoncé
et l’idée même de réparation au profit des
descendants d’esclaves avancée. Rien de nouveau donc sous le
soleil pour ces nostalgiques tiers-mondistes.
Paul Scalero