L’association
nationale
« Maréchal Lyautey » vient de lancer une campagne
en vue d’obtenir l’abrogation du décret du 16 novembre
2006, créant la Cité nationale de l’histoire de
l’immigration, et son installation dans le splendide bâtiment
construit par Lyautey à l’occasion de l’Exposition
coloniale de 1931 au palais de la Porte Dorée, dans le 12e
arrondissement de Paris. Le colonel Pierre Geoffroy, président
de l’association, considère que ce projet est un outrage et
déclare « que l’installation de cette Cité,
contribue à effacer tout rappel de notre passé
colonial, et institutionnalise la repentance ».
La lecture du site
Internet de cette future Cité, pour laquelle 20 millions
d’euros ont été d’ores et déjà
accordés, nous éclaire sur son orientation future :
«
Il s’agit, avec ce projet et ce lieu, de déconstruire
l’image héritée de la colonisation, de retourner les
symboles, de dire et de montrer que la page de la colonisation est
définitivement tournée, et de détourner le
bâtiment de sa vocation première ».
À l’heure même
où les rapatriés constatent sans surprise que le projet
du Mémorial d’Outre-mer de Marseille a sombré dans
les sables mouvants du politiquement correct, la
célérité
avec laquelle l’État a décidé de soutenir la
Cité nationale de l’immigration est une parfaite
illustration de cette volonté de s’inscrire dans une
repentance qui ne dit pas son mot.
Le Cercle algérianiste,
fidèle à sa vocation de défendre l’œuvre et
l’histoire des Français d’Algérie, ne peut
qu’apporter son plein et entier soutien à l’association «
Maréchal Lyautey ».
Un nouveau secrétaire d’État aux Anciens Combattants partisan du 19 mars
Pour
succéder à
Hamlaoui Mekachera en qualité de secrétaire d’État
aux Anciens Combattants, le président de la République
a choisi Alain Marleix.
Âgé de 61
ans, le député du Cantal a commencé sa
carrière
de journaliste en dirigeant le service politique du quotidien
gaulliste La Nation entre 1968 et 1976, avant de se lancer dans la
politique.
Proche de Charles Pasqua,
puis de Jacques Chirac, il se rallie à Nicolas Sarkozy qui le
nomme secrétaire général de l’UMP en charge
des élections à la fin de l’année 2004. Il
joue un rôle déterminant dans le choix des investitures
aux législatives. Mais M. Marleix a su également se
faire remarquer en déposant, le 10 avril 2003, une proposition
de loi tendant à reconnaître le 19 mars comme «
Journée nationale du Souvenir à la mémoire des
soldats français morts en Algérie et des victimes
civiles de ce conflit ».
Selon Alain Marleix, «
le cessez-le-feu du 19 mars 1962 marque l’arrêt officiel de
cette guerre. Il cristallise la mémoire de
l’événement.
Au-delà des Anciens Combattants d’Algérie, la date du
19 mars appartient à tous les Français, à notre
histoire, et plus généralement à tous ceux qui
se battent pour la paix ». Cette prise de position n’a pas
manqué bien évidemment de recueillir les satisfactions
de la FNACA. Certes, le nouveau secrétaire d’État
devra mettre dans sa poche ses convictions personnelles, et adopter
la position officielle qui demeure pour l’instant, celle d’une
seule journée de commémoration : le 5 décembre.
Quoi qu’il en soit, Alain Marleix et ses déclarations seront
particulièrement observés par le monde combattant, mais
aussi par l’ensemble des rapatriés. D’ores et
déjà,
le président national du Cercle algérianiste, Thierry
Rolando, a tenu à faire savoir au nouveau secrétaire
d’État que la date du 19 mars ne saurait être
acceptée.
Les archives de l’histoire de l’Algérie
À
l’occasion de
la célébration du 45e anniversaire de
l’indépendance
de l’Algérie, le ministre des Moudjahidins, très en
verve, devait déclarer dans une conférence de presse
«
que la récupération des archives de l’histoire de
l’Algérie détenues par la France était chose
difficile, d’autant que celles-ci révèlent les crimes
perpétrés contre le peuple algérien et battent
en brèche l’idée des prétendues vertus
civilisatrices de la colonisation française ».
Évoquant le
dossier des Pieds-Noirs et leur appel aux dédommagements en
contrepartie des biens abandonnés en Algérie, ce
cacique du FLN devait se surpasser en précisant que «
les colons n’ont prospéré en Algérie que
grâce
aux richesses du pays et au labeur des Algériens et que ce
n’est que justice que ces biens reviennent à leurs
authentiques propriétaires ».
On n’osera pas suggérer
à ce brave combattant du FLN que l’ouverture des archives de
son sinistre parti pourrait très certainement nous en
apprendre un peu plus sur les charniers de Harkis et de Pieds-Noirs
assassinés en grand nombre par ses amis.
Quant à la
phraséologie issue d’un autre temps de ce personnage, elle
ne nous inspirera qu’un commentaire, c’est que nous ne pouvons
que nous réjouir qu’aucun traité d’amitié ne
soit signé avec de tels individus.