Carton rouge :
Carton rouge tout d’abord à
l’ensemble des sénateurs communistes qui ont
déposé
une proposition de loi tendant à la reconnaissance de la
manifestation FLN à Paris, du 17 octobre 1961.
Les
auteurs de cette proposition qui souhaitent, bien évidemment,
œuvrer en faveur d’un rapprochement entre le peuple algérien
et le peuple français tel que l’indique l’exposé de
leurs motifs, envisagent également l’érection d’un
lieu du souvenir.
Il
faut bien reconnaître que les élus concernés ne
manquent pas non plus de toupet puisque dans l’article 3 de leur
proposition de loi, ils préconisent que les manuels scolaires,
et ceux d’histoire en particulier, mettent à l’honneur la
manifestation du FLN à Paris. Ces mêmes élus,
adeptes de la neutralité de l’enseignement, exigeaient il y
a peu de temps encore l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23
février 2005 qui invitait les manuels scolaires à
évoquer l’œuvre positive des Français en Algérie.
Sans commentaire.
Nous
préférons pour notre part donner un éclairage
sur une autre proposition de loi, celle déposée par
soixante-quatre députés visant à établir
une journée nationale d’hommage aux victimes des régimes
communistes. Nous ne serons pas cependant naïfs en nous
berçant
de faux espoirs car nous savons pertinemment que cette initiative n’a
strictement aucune chance d’aller à son terme.
Carton rouge
également à
Jean-Louis Debré. Le président de l’Assemblée
nationale a effectué, en effet, du 19 au 22 janvier dernier
une visite officielle en Algérie en bonne compagnie, celle des
présidents de groupes communistes et socialistes à
l’Assemblée nationale. M. Debré a ressorti, en
présence de ses interlocuteurs algériens, pour la
circonstance, l’idée de la création d’une
Commission mixte franco-algérienne chargée de
rapprocher les points de vue.
Il
aurait été reçu, nous dit la presse, avec un
luxe d’attentions digne d’un chef d’État et était
porteur d’un message du président Chirac insistant sur la
nécessité d’instaurer un partenariat d’exception
aboutissant au fameux traité d’amitié
franco-algérien.
Décidément,
le président Chirac, dont on savait qu’il avait une drôle
de conception de l’honneur de la France pour l’avoir laissé
insulter par le sinistre Bouteflika des mois durant, n’a qu’une
obsession en tête, avant son départ de
l’Élysée,
signer à n’importe quel prix un traité dont le moins
que l’on puisse dire c’est qu’il n’est vraiment pas opportun.
Satisfecit
Satisfecit pour quelques parlementaires qui acceptent encore de monter au créneau en faveur des rapatriés : citons ainsi Richard Mallie, député des Bouches-du-Rhône qui s’est prononcé dans le journal Minute en faveur d’une commission d’enquête sur les disparus et s’est étonné qu’aucun monument, ni aucune stèle d’État ne soient venus concrétiser l’article de loi « portant reconnaissance de la Nation en faveur des Français rapatriés ».
De
même, saluons la constance du député des
Alpes-Maritimes, Jérôme Rivière, qui s’est
prononcé sans ambiguïté contre l’initiative de
plusieurs de ses collègues d’ériger la date du 19
mars à côté de celle du 5 décembre comme
date officielle de la fin de la guerre d’Algérie.