Henri Linarès
Emmanuel Linarès
Le 26 août 1962,
Aux environs de Staouéli
Témoignage
du fils d’Henri Linarès, Henri Linarès (fils).
Témoignage de Michèle Quissac, fille d’Emmanuel
Linarès.
Je
me permets de vous envoyer le dossier concernant la disparition de mon
père, Henri Linarès, le 26 août 1962 à
Ouled-Fayet… Je vous transmets les tristes dates qui ont
endeuillé notre famille. Je joins une lettre du
secrétariat d’État…
Extrait de lettre
écrite par l’épouse d’Henri Linarès, le 21
décembre 1632.
« Mon cousin, M. Linarès
Emmanuel, d’Ouled-Fayet, département d’Alger, était
convoqué au P.C. de la Bridja, à 20 km d’Alger à
11 h 30 du matin. Mon mari s’est proposé de l’accompagner avec
sa voiture, une Ariane 688 FA 9A et depuis, nous n’avons plus eu de
nouvelles de ces deux hommes. La voiture a été
retrouvée à Alger, environ un mois après. Me
trouvant à ce moment à Alger, j’ai tout de suite fait
toutes les démarches, pouvant m’éclairer sur les sorts de
ces personnes. Donc, j’ai averti le Rocher Noir, le préfet de
police, l’ambassadeur, le consul de France, la Croix-Rouge
Internationale et le bureau politique. Enfin, toutes les
personnes
susceptibles de me donner des renseignements. Tout est resté
sans résultat… ».
Extrait de lettre écrite
par un ami à l’épouse d’Henri Linarès.
« En effet, en parlant avec des
personnes différentes, celles-ci m’ont assuré que nos
très chers camarades étaient en vie et qu’ils seraient
dans un camp secret dans la montagne, assez éloignés des
yeux de tout le monde. Un jour, un garde-forestier, faisant sa
tournée fut prévenu de ne plus se promener dans le coin
et surtout qu’il avait grand intérêt à se taire… Et
l’autre personne, une dame très bien placée et
côtoyant le directeur de la Croix-Rouge marocaine, m’a
assuré qu’ils étaient dans l’Algérois et dans un
camp… Avez-vous vu sur les journaux, que l’arrivée d’un ministre
français, ici, depuis l’indépendance a donné lieu
à des conversations au sujet des disparus… ? ».

Henri Linarès,
37 ans