L'arbre des
Disparus
La
plantation de l'arbre des Disparus fut un des moments d'intense
émotion de ce congrès. Grâce à Jean-Paul
Alduy, sénateur-maire de Perpignan, et à son conseil
municipal, un olivier plus que tricentenaire fut symboliquement
planté dans le Parc du Palais des Congrès, face au
monument dédié aux Résistants et
Déportés de la guerre 1939-1945, avec une plaque
dédiée aux disparus en Algérie de 1954 à
1963, comportant une citation très appropriée d'Albert
Camus : « Seule la vérité peut affronter
l'injustice ».
(Photo G.
Serrano)
Une urne dans laquelle avait été scellée la liste
officielle et incomplète des disparus, fut enterrée au
pied de cet olivier au tronc majestueux, noueux et torturé par
les ans, et recouverte par les congressistes d'un peu de cette terre
d'Algérie, ramenée spécialement de Béni-Saf
et de Perrégaux.

(Photo G. Serrano)
Après quelques mots émouvants de la présidente
Suzy Simon-Nicaise, dans une ambiance de grande dignité et au
nom de Dieu, un prêtre et un rabbin bénirent ensemble ce
lieu de mémoire désormais sacré, sur fond de
chants religieux interprétés par la chorale
Cécilia de Perpignan, pendant que des récitants
égrenaient les noms des disparus connus. Après une minute
d'un silence impressionnant, l'assistance entonna le-«-Chant des
Africains-» qui clôtura cette cérémonie du
souvenir.

(Photo
G. Serrano)
Boris
Kan