Le coup de pied
de l’âne
L’hebdomadaire
« Paris Match
» a récemment publié une longue interview de Dalil
Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, lequel, racontant sa
jeunesse en
Algérie et son arrivée dans la métropole à
l’age du bachot en 1957, conclut : « la France m’a
adopté »...ça ne mange pas de pain, même si
on se risque au passage à faire remarquer qu’à cette
date, tous les natifs des départements algériens
étaient adoptés de droit .
Le Hic est que l’adopté en
question, débarquant dans la métropole se fait un devoir
d’exprimer dans le
cours de son récit sa détestation des Pieds Noirs dont il
dénonce « l’intolérance » ; à la clef
une affirmation pour le moins audacieuse selon laquelle « ils
faisaient tout pour éliminer l’identité musulmane »
!!!! pas moins. On peut lire aussi à propos d’Alger que «
les Pieds noirs controlaient tous les quartiers ».....
Est il vraiment utile de
réfuter d’aussi malveillantes bêtises ? faire observer que
notre jeune Dalil arrivait d’un pays en guerre, situation qui n’a
jamais favorisé la tolérance ; que l’identité
musulmane dont il parle n’a été préservée,
entre autres, que par une foule d’éminents professeurs ( a-t-il
seulement entendu parler des frères Marçais,
récemment honorés par l’institut du monde arabe ?), tous
Pieds Noirs ? que des quartiers d’Alger en 1957, la plupart
étaient controlés par l’Armée et certains par les
terroristes du FLN, mais certainement aucun par les Pieds Noirs... avec
quels moyens l’auraient ils fait ?
Nous nous contenterons d’une
observation : Dalil Boubakeur, fin politique, est le recteur
très politiquement désigné de la mosquée de
Paris, pion de ce panier de crabes ( l’expression, rapportée par
la Presse, émane d’un des participants ) qu’on désigne
par le sigle CFCM, ou Conseil Français du Culte musulman, et
dont il est quelque peu l’otage. A ce titre, qu’il le veuille ou
non, il est vu par l’opinion publique comme représentant
l’Algérie d’aujourd’hui. Alors, franchement, les
algériens sont ils vraiment un modèle en matière
de tolérance ? sont ils en droit de donner des leçons
à qui que ce soit sur la planète en cette matière ?
Le recteur qui s’exprime avec tant
d’inélégance morale, fils pourtant d’un notable
très francophile et très respecté, doit tout
à la France : mais surtout il doit la formation de sa
jeunesse à des maitres qui, tous, étaient des
Français d’Algérie, et dont aucun, apparement, n’a
attenté à son identité . Alors, à
défaut de reconnaissance, on attendrait qu’il sache se taire.
En cette époque oû la
Loi, l’usage et les
bonnes manières interdisent de toucher à un cheveu d’un
Inuit, d’un Hottentot ou d’un Chaoui, il est une race insultable et
diffamable à merci qui s’appelle les Pieds Noirs. Ceux
là, il est même recommandé de les insulter,
puisqu’une campagne de presse d’une violence inouïe se
déchaine contre eux depuis des mois, et qu’être dans le
vent est toujours bon pour la carrière...
Alors Dalil Boubakeur n’a pas
manqué d’ajouter sa petite contribution : Le fabuliste avait
prévu le coup, et même jugé le personnage : il
appelait ça le coup de pied de l’Âne !
M.LAGROT
Responsable CVR
Hyères le 15/08/05