Le téléphone
sonne
C’est le titre d’une
émission populaire de France Inter, censée réunir
des
appels d’auditeurs désireux de poser des questions ou
d’intervenir à l’antenne
sur tel ou tel sujet, traité contradictoirement par des
invités sur un plateau,
autour d’un journaliste.
Or donc ce vendredi, le sujet
tournait autour du cinquantième anniversaire
du déclenchement de la rébellion du FLN et les
invités étaient l’inévitable
B.Stora, la très médiatique Zohra Drif, et pour
représenter les Français
d’Algérie, Jean Pierre Rondeau.
Zohra Drif, que les medias
français présentent complaisamment comme «
héroïne
de la Resistance algérienne », cultive une haine maladive
de la France et
surtout des Français d’Algérie, ce qui lui vaut
d’être invitée privilégiée
de notre Télévision, laquelle lui déroule le tapis
rouge en toute occasion.
Il est vrai que cette ancienne poseuse de bombes est avocate et
sénateur
désignée au parlement de son pays, donc dotée
d’une solide expérience de
debater. Elle pratique les sophismes les plus malhonnêtes avec
l’admirable
accent de sincérité des politiciens les plus retors…
Benjamin Stora est
l’inévitable « spécialiste de la guerre
d’Algérie ». Cet
ambitieux universitaire en a astucieusement fait son fond de commerce,
et
il sait mieux que personne ce qu’il faut dire et ce qu’il faut taire
pour
faire carrière. A l’heure oû une affaire en cours à
la Faculté de Lyon nous
démontre avec éclat qu’en dehors de la ligne, il n’est
point de salut, ni
même d’existence possible, sa position est donc toute
tracée….présenté comme
historien, orfèvre de la falsification, il possède une
habileté dialectique
consommée, rodée par la pratique pédagogique et
surtout par une formation
trotskiste efficace. L’estampille d’historien lui est acquise de plein
droit
en tant que serviteur inconditionnel de l’idéologie
anticolonialiste …pour
la vérité, c’est une autre affaire !
Il est alors presque inutile de
relever que ces deux intervenants apparaissaient,
même sans concertation entre eux - elle eut
été inutile -, comme deux complices.
La partie était donc fort inégale pour JP Rondeau….mais
c’est la tradition
médiatique de notre pays oû le paté est toujours
fait de cheval et d’alouette
!
Le débat , ouvert par un
animateur assez neutre et sans agressivité à notre
encontre - un vrai progrès -, a d’abord donné lieu
à un exposé assez pédant
du professeur BS, auquel JP Rondeau répliqua par la seule chose
à dire, à
savoir que nous contestions absolument son impartialité . Ce
propos sacrilège
et inattendu déclencha chez l’interessé une
réaction de mandarin : habitué
à être traité en vache sacrée de l’Histoire
contemporaine, le Stora s’est
répandu en leçon de morale en direction des «
rapatriés », lesquels devraient
enfin comprendre qu’il est temps de tourner la page, de savoir se
réconcilier,
etc. et surtout de cesser de « confisquer l’Histoire » ! on
croit rêver….
D’ailleurs la controverse,
plutôt que le débat, a donné lieu, -on a
l’habitude-
à une véritable inversion de la réalité :
alors que Stora, l’homme qui s’est
approprié notre histoire pour la couler dans le moule du
politiquement correct,
accusait les Pieds Noirs de confisquer l’Histoire, la sénateur
du FLN, caricature
d’apparatchik d’un des pouvoirs les plus corrompus de la
planète, qui a vomi
sur tous les medias sa haine de la France, réprouvait dans cette
émission
la haine q’elle prétendait ressentir dans les propos, pourtant
bien mesurés,
de JP Rondeau…
Ne disons rien des intervenants au
téléphone, soigneusement sélectionnés
sur leur insignifiance ; tout le monde il est beau, c’est pas bien de
ranimer
les plaies, il y a eu des torts des deux cotés etc. :
l’habituelle bouillie
pour les chats…
La seule question, la vraie qui
valait d’être posée en ce sinistre anniversaire,
n’a pas été mise sur le tapis. Après cinquante
ans, on peut déjà faire un
bilan : Quel est il ? L’Algérie indépendante aujourd’hui
est elle prospère,
heureuse et paisible ? La France sans sa province perdue est elle en
plein
essor, en paix avec elle même ? Les Français «
rapatriés » sont ils réintégrés
« sans drame et sans douleur » comme disait un
général ? Ce résultat valait-il
huit ans de sang et de larmes ?
Hélas, on connaît la
réponse à ces questions que personne ne pose…le
mérite
de cette émission, néanmoins, aura été de
montrer que, du drame algérien,
rien n’est réglé. Et cela, les Pieds Noirs le diront
jusqu’à leur dernier
souffle…….
M.LAGROT
Responsable CVR
Le 31/10/04