Insupportable profanation, inacceptable provocation


Ainsi ils l'ont fait. La stèle de Marignane a été démantelée de son socle le 19 novembre dernier nuitamment.

Le maire de Marignane, Éric Le Dissès, aura appliqué sans sourciller une indigne décision de justice prise sous la pression des associations les plus sectaires telles que la Ligue des droits de l'homme, le MRAP ou le parti communiste.

Au-delà du caractère scandaleux de cette décision et de l’offense à nos morts que constitue cet acte inqualifiable, c’est pour la première fois la manifestation concrète d’une volonté d’éradication de toute trace de notre mémoire douloureuse.

Ainsi, alors même que fleurissent en France les rues du « 19 mars », les hommages aux porteurs de valises, les plaques au nom des militants du FLN, les Français d’Algérie n’auraient aucun droit à honorer leurs morts dans la dignité et le recueillement.

Au nom d'une vision idéologique et sectaire de l'histoire, ces associations revanchardes veulent désormais éradiquer toute plaque ou toute stèle installées dans les cimetières de France que ce soit à Béziers, à Perpignan, à Théoule-sur-Mer ou bien à Nice.

Le Cercle algérianiste se range aux côtés des défenseurs de la stèle de Marignane.

Il appelle tous nos compatriotes à faire respecter le droit légitime de chaque communauté éprouvée par la guerre d'Algérie à exprimer dans la sérénité sa mémoire et ses souffrances.

Il demande enfin aux quarante-cinq membres du Haut Conseil aux Rapatriés de sortir de leur réserve et de marquer leur complète réprobation en démissionnant collectivement de cette instance dont l’échec est patent et qui a prouvé sa totale inutilité dans la défense des intérêts de nos compatriotes.

Thierry Rolando
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