De
Saint-Laurent-du-Var et Palavas, où des milliers de
rapatriés en colère répondent à l’appel de
parlementaires…
Pléthore de drapeaux
tricolores, élus de tous bords (UDF, UMP, FN, MNR, MPF) ayant
pour un temps enterré leurs clivages politiques, plus de 1 200
compatriotes à Saint-Laurent-du-Var et un millier à
Palavas se sont retrouvés les 4 et 11 février pour rendre
hommage aux hommes et femmes rapatriés et harkis qui ont
participé à l’œuvre accomplie par la France dans ses
anciens territoires. Sous la bannière « Fiers de notre Histoire, Fiers de
la France », les parlementaires organisateurs de ces
manifestations entendaient dire leur opposition au déclassement
au simple rang de texte réglementaire de l’alinéa 2 de
l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui, jusqu’alors
indiquait : « Les programmes
scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la
présence française outre-mer, notamment en Afrique du
Nord et accordent à l’histoire et aux sacrifices des
combattants de l’armée française issus de ces territoires
la place éminente à laquelle ils ont droit »…
Les organisateurs affirmaient
: « Nous, les parlementaires,
nous sommes fiers de la loi portant reconnaissance de la Patrie et
contribution nationale en faveur des rapatriés. Nous assumons
l’article 4 que nous avons voté à quatre reprises. Notre
opposition à toute réécriture de cet article a
contraint les plus hautes instances de l’Etat à saisir le
Conseil Constitutionnel qui n’a pu se prononcer que sur la forme, et
non sur le fond. Son déclassement confirme que l’article 4
n’était que déclaratif, et qu’il n’imposait aucune
histoire officielle. Car c’est aujourd’hui qu’il y a une histoire
officielle, partielle et partiale. Le retrait de l’alinéa 2 de
l’article 4, c’est ni plus ni moins du négationnisme qui
maintient dans l’oubli le rôle des soldats de nos territoires
pendant la Première Guerre mondiale, dans l’Armée
d’Afrique pendant la Campagne d’Italie, dans le débarquement de
Provence, en Indochine et pendant la guerre d’Algérie. C’est
bien ce que voulait le chef d’Etat algérien en insultant la
France, sa représentation nationale et son peuple. […].
Voilà pourquoi nous exigeons que la réécriture
réglementaire conserve cet hommage qui est le sens de notre
présence ici […]. Voilà pourquoi nous n’accepterons
jamais un traité d’amitié avec l’Algérie sur des
bases aussi tronquées. Oui, il faudra bien dire que c’est
l’intervention militaire française qui a mis fin à
l’esclavage en Afrique du Nord sous domination ottomane […]. Nous
ne ferons pas la France du xxie siècle sur le renoncement, sur
la repentance et sur l’humiliation […] ».
Dont acte.
… à
Montpellier après les insultes de Georges Frêche
Plus de 500 personnes, Harkis,
Pieds-Noirs, anciens combattants se sont rassemblées le 18
février à Montpellier pour manifester leur colère
envers le président de la région Languedoc-Roussillon qui
avait proféré des insultes outrancières contre les
Harkis.
Au cours de ce rassemblement, qui
s’est déroulé dans la plus grande dignité,
seulement cinq prises de parole, d’une même voix ont dit
l’indignation et l’exigence de justice. Mohammed Haddouche, le
président d’Ajir France, a confirmé que l’association
avait officiellement déposé plainte contre Georges
Frêche pour provocation à la haine avec constitution de
partie civile auprès du tribunal de grande instance de
Montpellier. Abdelkader Chebaïki, président d’Ajir
34, à qui Georges Frêche s’en était pris une
semaine auparavant, le colonel Benchikh, vice-président de
l’Union Nationale des Anciens Combattants français-musulmans,
Suzy Simon-Nicaise, vice-présidente nationale du Cercle
algérianiste, et Mohand Hamoumou, représentant Ajir Lyon,
sont également intervenus. Les deux derniers rappelant que si
les insultes de Georges Frêche étaient intolérables
et devaient être sévèrement punies, il ne fallait
pas pour autant en oublier d’autres, aussi insupportables,
proférées contre les Pieds-Noirs et Harkis par le
sinistre Siné de Charlie Hebdo
et celles récurrentes du non moins sinistre Bouteflika,
président de la République algérienne. La
représentante du Cercle félicita le ministre des Anciens
combattants Hamlaoui Mekachera d’avoir saisi le garde des Sceaux dans
cette affaire, invitant le gouvernement à autant de courage pour
dénoncer les propos de M. Bouteflika et de ses amis.
Janine Bedoin