Faut-il craindre pour la
santé mentale du président Bouteflika?
Occupation nazie,
négationnisme, révisionnisme, génocide,
extermination, fours crématoires, négation de
l’identité, déni de racines, insolence, indécence
et cécité mentale de la France, le président
algérien Bouteflika aura épuisé en quelque cinq
mois à peine, de dérapages et d’outrances,
l’intégralité de son vocabulaire pour qualifier l’oeuvre
de la France en Algérie. Mais M. Bouteflika ne se contente pas
de vociférer, il menace et exige que la France «
libère sa conscience », « qu’elle reconnaisse ses
fautes » car, pour lui, elle n’a pas d’autre choix que de
reconnaître « qu’elle a torturé, tué,
exterminé de 1830 à 1962 ». Quelle mouche a donc
piqué « cet ami » de la France, prêt à
signer un traité d’amitié avec elle pour peu qu’elle
accomplisse préalablement sa repentance unilatérale.
Certes, plusieurs hypothèses ont été
avancées par les observateurs les plus avertis telle son
obligation de donner des gages aux islamistes ou à l’aile dure
du FLN.
Mais, il est permis d’avancer une autre hypothèse pour tenter
d’expliquer les provocations répétées et les
outrances renouvelées de celui qui, dans un nouveau
délire verbal déclarait, il y a quelques jours encore
à Alger, devant un parterre de caciques du FLN: «
Notre évolution est la plus grande du XXe siècle,
elle a rayonné sur l’Afrique entière » : celle de
l’altération mentale du personnage. Cela n’est bien sûr
qu’une hypothèse supplémentaire, pourrait-on dire. Mais
il est en tout cas une certitude, c’est que la mémoire de ce
triste sire, homme lige du sinistre Boumediene semble bien lui faire
défaut. Jugez-en. M. Bouteflika ne se souvient plus en effet des
massacres atroces des Harkis commis par ses amis. Il ne se souvient
plus non plus que des milliers de Pieds-Noirs ont été
enlevés et assassinés par le FLN, il a gommé de
son esprit le fait qu’il porte en partie la responsabilité du
désastre dans lequel son mentor Houari Boumediene a
plongé l’Algérie. Il semblerait même qu’il en ait
oublié qu’il met aujourd’hui ses propres journalistes en prison.
Oui, il faut vraiment craindre pour la santé mentale d’Abdelaziz
Bouteflika, un homme avec lequel, en vérité, signer un
traité d’amitié relèverait d’un coup de folie.
Thierry Rolando
président national du Cercle algérianiste