Pour une histoire
équilibrée
Ces dernières semaines,
à l'instigation d'un
certain nombre d'universitaires et d'intellectuels soutenus par des
personnalités très marquées
idéologiquement, une action de protestation a été
orchestrée, par médias interposés, afin de
demander l'abrogation de la loi du 23 février 2005 portant
reconnaissance en faveur des Français rapatriés.
Les initiateurs de cette
démarche contestent
principalement l'article 4 de cette loi qui dispose que « les
programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif
de la présence française outre‑mer » au motif que
cela serait de nature à menacer gravement la nécessaire
neutralité de l'enseignement de l'histoire.
L'expérience de plus
de quarante ans
d'enseignement de l'histoire de la présence française en
Algérie de même que le parcours d'un certain nombre de
signataires de la pétition dite des «historiens»
(Vidal‑Naquet, A. Krivine, H. Alleg, Fi Jeanson, etc.) en dit plus
qu'un long discours sur les objectifs de ceux qui se drapent
aujourd'hui dans les habits de la neutralité scolaire
après avoir imposé jusqu'à aujourd'hui une vision
hémiplégique de l'histoire.
C'est en filigrane la repentance de
la France qui, pour beaucoup
de ces signataires, est l'objectif recherché.
Notre souhait n'est pas
d'imposer une mémoire
à la place d'une autre, de proclamer une vérité
historique plutôt qu'une autre, mais tout simplement d'obtenir un
enseignement équilibré de l'histoire de la
présence française en Algérie.
Face à ce qu'il
convient d'appeler une
manipulation, il nous a semblé important de réagir et de
ne pas laisser le champ intellectuel uniquement à ceux qui
professent de telles contre‑vérités.
C'est la raison pour
laquelle le Cercle
algérianiste a pris l'initiative de proposer aux journalistes,
historiens, enseignants et universitaires qui sont attachés
à une histoire apaisée et équilibrée, de
co‑signer le texte ci‑contre élaboré par notre amie
Evelyne Joyaux, présidente du Cercle algérianiste
d'Aix‑en‑Provence.
D'ores et
déjà, de très nombreuses
personnalités spécialistes de l'Algérie viennent
d'apporter leur concours à cette démarche.
Cette première liste
d'une centaine de
signataires a été arrêtée dans les derniers
jours de mai 2005. Elle devrait s'étoffer et rallier de nombreux
autres signataires.
La liste intégrale,
mise à jour
régulièrement, sera publiée sur le site internet
national du Cercle algérianiste.
Thierry Rolando
Président national du Cercle
algérianiste