Le
général Bedeau
Une
page d'histoire, une rue d'Alger
Le général Bedeau portrait
par Roubaud (1844)
«
Les villes sont des livres, de beaux livres d'images, où l'on
voit des aïeux. »
LE QUARTIER de la rue d'Isly à
Alger occupait l'emplacement de l'ancien faubourg Bab-Azoun et des
pentes qui le dominaient ; il constituait le 4e arrondissement de la
ville. En 1900, les terrains vagues qui bordaient encore la rue d'Isly
dans sa partie basse furent remplacés par de grands et beaux
immeubles, tandis que d'autres, aussi bien bâtis, se
construisaient entre elle et la rampe Bugeaud prolongée. Puis,
en dessous, au-delà du quartier de la rue de la Liberté
(1), ce fut le tour des terrains qui s'étendaient entre la rue
de Constantine appelée ensuite rue Alfred Lelluch et le
boulevard Carnot ; il fallut, au voisinage de cette voie, jadis
construite en remblai, chercher des fondations jusqu'à quinze
mètres au-dessous de son niveau (2). Un nouveau quartier
était né, à l'ancienne limite de la ville vers
l'ouest ; à côté, au-delà du futur boulevard
Laferrière s'étendait la commune de Mustapha,
rattachée depuis peu à celle d'Alger. Aux rues de ce
nouveau quartier, bâti sur d'anciens terrains militaires (3),
furent donnés les noms de glorieux chefs de l'armée :
d'ouest en est, Loverdo et Ducos de la Hitte, qui prirent part à
l'expédition d'Alger en 1830 (4), puis Changarnier, Bedeau et
Cavaignac, les trois subordonnés de Bugeaud durant la
conquête ; et ces cinq rues étaient traversées
perpendiculairement par celle du Maréchal Soult, ministre de la
Guerre et président du Conseil sous Louis-Philippe.
Une rue au rythme
de l'histoire
La rue Bedeau était une rue
étroite et modeste, mais des balcons de ces immeubles, on voyait
le port (la Capitainerie était presque en face), et la mer. Peu
à peu, des monuments considérables vinrent attester que
le centre d'Alger se déplaçait dans cette direction : la
nouvelle Préfecture construite en 1913, la grande Poste la
même année, l'hôtel Aletti en 1929, la nouvelle
Mairie en 1936 ; et dès 1920, au bout du boulevard Carnot, le
petit square Guynemer y ajoutait une note de fraîcheur et de
verdure. C'était le temps de l'Algérie heureuse, et ce
petit quartier, presque exclusivement européen (5) à
l'exception de deux pittoresques épiceries mozabites, vivait au
rythme de ses joies et de ses peines, de ses petits
événements quotidiens. De nombreux commerces l'animaient,
cafés, restaurants, buralistes et coiffeurs, une pharmacie, un
magasin de meubles, et une auto-école rue Cavaignac en face du
Tribunal Militaire.
Mais quelques années plus
tard, ce quartier se retrouva au cœur des événements,
entre 1954 et 1962, et son histoire fut celle d'Alger en raccourci.
Ainsi, le 3 juin 1957, les terroristes déposent des bombes dans
trois socles de lampadaires de la ville, dont une rue Alfred Lelluch,
dans celui situé en face de la rue Bedeau ; elle y explose
à 18 h 30 à l'heure de sortie des bureaux, et, en
quelques secondes, le trottoir est jonché de corps
criblés d'éclats de fonte ; parmi les blessés, une
vieille mauresque, atteinte aux deux jambes, est transportée
vers la pharmacie toute proche (6). Puis on se crut
délivré du cauchemar, et ce furent les foules joyeuses de
mai 58
qui montaient vers le Forum tout
proche. Et puis le quartier vécut au rythme d'une histoire
désormais accélérée et tourmentée :
bientôt vinrent les barricades, tout près aussi, à
l'entrée de la rue Michelet ; un an après, c'était
le putsch ; puis les derniers soubresauts de l'Algérie
française. Le 26 mars 1962, c'est dans le
périmètre rue d'Isly- bd. Bugeaud - bd. Carnot (7) que
les trois compagnies du 4e régiment de tirailleurs dont on
connaît le rôle tragique avaient établi leurs
barrages contre la foule en marche vers Bab-el-Oued. Parmi les victimes
se trouvait le Docteur Massonat accouru au chevet des blessés,
et qui avait son cabinet rue Bedeau (8).
A l'époque
de la conquête
Bien des années après,
le goût de l'histoire locale et la volonté de retrouver
nos racines, si chers aux Français d'aujourd'hui, et pourquoi
pas à plus forte raison à ceux d'Algérie, nous
font nous interroger sur les hommes à qui nos ancêtres
avaient voulu rendre hommage en baptisant de leurs noms les rues de
notre ville. A rue modeste, homme modeste : le général
Bedeau reste sans doute le moins connu des grands conquérants de
l'Algérie. « Cet homme
plein de valeur et de modestie n'a pas encore pris dans l'histoire de
l'Algérie la place qui lui revient »,
écrivait en 1906 Paul Azan, qui lui consacra quelques pages
brèves mais bien documentées. (9) Son nom venait
d'être donné également à un petit village du
département d'Oran, à une centaine de kms, au sud de
Sidi-bel-Abbès, dans cette région de l'alfa qu'il avait
parcourue à la tête de ses colonnes. Mais qui donc
était ce général, qui même autrefois,
semblait un peu oublié des historiens ?
Marie-Alphonse Bedeau naquit le 19
août 1804 à Vertou près de Nantes, (10) dans un
milieu catholique et monarchiste. Son père, qui signait de
Bedeau, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine de vaisseau sous
l'Ancien Régime, avait été ruiné par la
révolution. Le jeune homme admis à l'Ecole de la
Flèche à 13 ans, entre à Saint-Cyr à 16 ans
et en sort sous-lieutenant en 1823. Il est ensuite
protégé par Villèle, président du Conseil
sous Louis XVIII et Charles X mais il demeure extrêmement pauvre
: nous le voyons, par exemple, hésiter à rester aux
lanciers de la garde en raison du prix élevé de
l'uniforme ! Il ne fait pas partie de l'expédition d'Alger,
mais, promu capitaine en 1831, il prend part à la campagne de
Belgique décidée par Louis-Philippe pour soutenir les
Belges révoltés contre la Hollande, et il se distingue au
siège de la citadelle d'Anvers. Au début de 1836, il
reçoit la difficile mission de reconstituer à Pau le
premier bataillon d'une nouvelle légion étrangère
destinée à remplacer celle mise au service de la reine
d'Espagne. Nommé chef de ce bataillon, le jeune Bedeau, qui a
déjà derrière lui de brillants états de
service puisqu'il est commandant à 33 ans, arrive avec lui en
Algérie en août 1837.
Bedeau va rester 10 ans en
Algérie, de 1837 à 1847 ; il va y acquérir ses
titres de gloire. Quand il arrive, règne encore la doctrine de
l'occupation restreinte, et la situation est bien précaire.
Clauzel a été repoussé de Constantine en 1836,
tandis que grandit la puissance d'Ald-el-Kader, favorisée par le
funeste traité de la Tafna, signé en mai 1837 entre
Bugeaud et lui. Cependant en octobre 1837, le deuxième
siège de Constantine aboutit à la prise de la ville ;
Bedeau s'y distingue à la tête de ses légionnaires
et le mois suivant, il est nommé lieutenant-colonel. Il commande
la place de Bougie, prend part à l'occupation de Djidjelli et en
1839, à l'expédition des Portes de Fer, à la suite
de laquelle l'émir Abd-el-Kader proclame la Guerre Sainte. C'est
alors l'insurrection générale en Algérie ; Bedeau
participe brillamment aux opérations, et la même
année, il est nommé colonel au fameux 17e léger.
Néanmoins, la guerre s'éternisait ; les
établissements de nos colons étaient détruits, les
fermes ravagées, et les troupes françaises presque
partout assiégées ; en décembre 1840 Valée
était relevé de ses fonctions et remplacé par le
général Bugeaud.
Alger
1900
Le square Bresson
(Photo G. Bosc-
l’Algérianiste)
Bedeau à la
bataille de l'Isly
Avec lui commence une nouvelle
période, marquée par l'occupation étendue, les
progrès rapides de la colonisation, la guerre totale contre
Abd-el-Kader, et la promotion des officiers de valeur. Parmi eux
Bedeau, qui joua, dès ce moment, un des rôles les plus
importants dans la conquête et la colonisation du pays. En 1841,
il se fait remarquer lors du ravitaillement de Médéa, si
bien qu'il est nommé maréchal de camp
(c'est-à-dire général de brigade) en mai de la
même année, puis commandant de la division de Mostaganem
en novembre. En 1842, il est chargé du commandement de Tlemcen,
si important en raison du voisinage du Maroc ; il rayonne autour de la
ville et contribue à repousser l'émir vers le Sud au
cours de nombreuses opérations qui lui valent les
félicitations de Bugeaud ; il pacifie les régions
conquises, fait construire des ponts, installe une redoute (qui gardera
son
nom) à l'emplacement de la
future Sidi-Bel-Abbès, et acquiert auprès des Arabes une
popularité méritée grâce à son
énergie autant qu'à son esprit de conciliation. Cependant
l'émir, après la prise de sa smala, s'était
réfugié au Maroc, et en mai 1844, Lamoricière et
Bedeau étaient attaqués par des colonnes venues d'Oujda ;
sur les instructions de Bugeaud, Bedeau a une entrevue avec le
caïd d'Oujda ; ce dernier ayant prétendu imposer la Tafna
comme limite à l'Algérie, l'entretien fut rompu : «
c'est la guerre », répondit le caïd à une
dernière demande de Bedeau. On sait comment, en août, sur
l'Isly, Bugeaud défit l'immense armée marocaine. Bedeau
joua un rôle décisif dans cette bataille et fut promu
lieutenant général (général de division)
dès le mois de septembre, et commandant de la province de
Constantine en octobre.
Un administrateur
efficace
II se trouve de la sorte à la
tête d'une région plus tranquille et il put s'occuper des
routes, de l'état sanitaire des postes, de la propreté de
Constantine, tout en proposant des mesures destinées à
protéger la propriété indigène. Il se
trouvait en congé à Paris en octobre 1845, lorsqu'y
parvint la nouvelle de la dernière insurrection
déclenchée par Abd-el-Kader, qui venait de franchir la
frontière et de massacrer la garnison de Nemours dans le
guet-apens de Sidi-Brahim. Rappelé en Algérie, Bedeau y
reçut le commandement de la colonne de Médéa, puis
reprit en 1846 le commandement de la province de Constantine. Il
écrit alors un rapport sur la colonisation de cette province,
qui fut joint à celui de Lamoricière sur la province
d'Oran, pour être présenté en un seul volume
à la Chambre des députés. En mai 1847, Bugeaud
quitte l'Algérie et l'intérim du gouvernement
général échut au général de Bar,
puis, au bout d'un mois à Bedeau, qui le garda jusqu'en
septembre, à l'arrivée du duc d'Aumale, entre les mains
de qui Lamoricière remettait enfin Abd-el Kader. Au même
moment, la carrière africaine de Bedeau était
terminée mais, comme ce fut le cas pour beaucoup de
généraux de la conquête,, elle fut suivie d'une
carrière politique, fort brève dans son cas.
En effet, au moment de la
révolution de 1848, Bedeau fut chargé par Bugeaud de
diriger une des colonnes qui devaient réprimer les
émeutiers ; ce dernier l'accusa de mollesse, ce dont il se
défendit plus tard (11). En tout cas, Bedeau se rallia à
la république, et le gouvernement provisoire lui proposa les
fonctions de ministre de la Guerre du nouveau régime ; il les
refusa, mais accepta celle de gouverneur militaire de Paris. Elu
représentant à l'Assemblée constituante par le
département de la Loire Inférieure (Loire Atlantique),
puis à la Législative par celui de la Seine, il devint
vice-président de ces deux Assemblées, où «
il vota presque toujours avec la majorité de droite »
(12). Dans les derniers mois de la législature, il prit une
attitude peu favorable aux projets de Louis-Napoléon Bonaparte.
Aussi fut-il arrêté au moment du coup d'Etat du 21
décembre 1851, ce qui fut aussi le cas de ses anciens camarades
Changarnier et Cavaignac. Enfermé comme ce dernier au fort de
Ham, il fut exilé en 1852 et se retira en Belgique. Il ne
repassa la frontière qu'après l'amnistie de 1859,
vécut en Bretagne dans une retraite complète, et mourut
le 30 octobre 1863 à Nantes, où il est enterré
(13). En 1903, ses concitoyens donnèrent son nom à une
rue de leur ville (14) ; à peu près à la
même date, on l'a vu, les Algérois lui rendaient le
même hommage.
« Monsieur
Bedeau »
Cet hommage allait à un homme
réservé et discret, qui méprisait toutes les
formes de publicité et qui, contrairement aux autres grands
chefs d'Algérie, ne nous a pas laissé de mémoires.
Fervent catholique, Bedeau était un homme austère ; il
n'admettait aucun luxe ni pour ses officiers ni pour lui-même.
Quand il reçut à Tlemcen l'ordre de Lamoricière de
« procéder au recrutement et à
l'établissement d'un personnel féminin spécial qui
ramena la gaieté sinon la santé parmi les hommes »
(15), il en fut profondément affecté. Cette
réserve et cette austérité lui valurent le
respect, comme nous l'apprenons par Victor Hugo ; « A propos du maréchal Bugeaud, voici
comment les soldats d'Afrique caractérisaient leurs quatre
principaux généraux. Cela peint. Ils appelaient Bugeaud
le père Bugémar, Changarnier Changarnier,
Lamoricière le général Lamoricière, Bedeau
Monsieur Bedeau » (16). Lui-même parlait de lui avec la
plus grande modestie ; dînant un jour chez Mgr. Pavy, le premier
évêque d'Alger, il émit l'appréciation
suivante sur ses camarades, sur lui-même et sur le
maréchal gouverneur : « Lamoricière! le plus
brillant officier de l'armée d'Afrique !... Changarnier, l'homme
des ressources... Il sauve tout, quand tout semble perdu ! Bedeau,
administrateur par excellence ; a l'œil à tout, de la giberne au
bouton de guêtre. Quand il a passé quelque part, on
peut-être sûr que tout y est en règle. Le Mal.
Bugeaud est leur maître à tous. A lui seul il vaut tous
les autres... » (17). Mais cette réserve et cette
discrétion le firent tenir aussi pour un homme sans envergure :
« doué de tous les talents, il resta au second rang, sans
chercher à prendre le premier que son mérite lui
attribuait » écrit le général Azan, qui
constate qu'il fut seulement gouverneur général par
intérim, vice-président de l'Assemblée, et qu'il
refusa d'être ministre. Il affirme pourtant : « il est
cependant l'égal, par l'intelligence et les services rendus, de
Bugeaud, de Lamoricière et de Cavaignac. » On peut
ajouter qu'il les surpassa par ses vertus et qu'il ne fut pas seulement
appliqué au bouton de guêtre, mais qu'il fut aussi un
conducteur d'hommes.
Des
témoignages unanimes
Les témoignages de ses
contemporains sont en effet unanimes. Sur sa bravoure, bien sûr :
trois fois blessé au combat, il fut grand officier de la
Légion d'honneur. Mais aussi sur l'ensemble de sa
personnalité. Louis Veuillot, secrétaire de Bugeaud,
arrivant à Blida en 1841, et épouvanté par la
mauvaise réputation de cette « Capoue algérienne »,
note dans ses souvenirs :« cependant,
le premier habitant de Blidah qui vint à nous n'avait point
cédé à l'influence du sol, C'était le brave
et très intelligent colonel Bedeau, l'un des plus
remarquables officiers de l'armée d'Afrique, celui de tous
peut-être que la sage fermeté de son caractère
appelle à exercer une plus salutaire action sur les
destinées de la colonie. » (18) Bugeaud, on le
sait, fit plusieurs fois l'éloge de son subordonné qui
joignait « à un
jugement supérieur une de solidité au combat
» (19) et qu'il regardait « comme l'une des grandes espérances
de l'armée ». Les Arabes aussi connaissaient sa
valeur : « dans tout le pays
de France et dans tout notre pays », écrivait
à Bugeaud Zin ben Aouda, bachagha des Beni-Amer, « personne ne peut-être comparé
au général Bedeau... Tout le monde est attiré par
lui et tous sont revenus à lui à cause de son
amitié sincère et de sa générosité
sans égale. Voilà un homme qui travaille dans vos
intérêts et dans les nôtres. »
Un colonisateur
pacifique
Ce dernier jugement peut être
confirmé par la lecture du « Projet de colonisation de la
Province de Constantine », fruit de dix années
d'étude et d'expérience. Il comprenait le détail
des travaux à exécuter (tracé des routes,
irrigations, étude du bassin du Rummel, lotissement des
concessions, création de la propriété
indigène), prônait la création de villages dans
plusieurs points précis, et s'élevait aussi à des
idées générales, «Nous ne serons réellement
maîtres du pays », écrivait par exemple
Bedeau, « qu'après y
avoir introduit une population européenne nombreuse ».
Quant aux indigènes, « je
ne crois pas », notait-il, « à l'imperméabilité du
peuple arabe, à sa haine pour nos arts et notre bien être
social… je crois à la possibilité de l'association des
intérêts européens et indigènes, le premier
prospérant par la supériorité de son industrie, le
second bénéficiant par le prix de revient
économique de ses productions perfectionnées.
»
L'avenir lui donna longtemps raison,
avant de lui donner tort un jour, en 1962. Aujourd'hui, son souvenir
même s'est-il perdu en France ? A nous, algérianistes, de
le faire revivre. S'est-il perdu en Algérie ? Le village de
Bedeau en Oranie a retrouvé son ancien nom de Ras-el-Ma. Quant
à la rue Bedeau à Alger, elle a perdu son âme
d'autrefois, et toute trace de présence française a
disparu. Pourtant, en 1985 encore, et alors que les inscriptions en
français ont partout disparu, l'ancienne plaque indiquant le nom
de la rue était, curieusement, toujours là, et à
cette date, on pouvait toujours lire : « rue Bedeau »...
Et cela nous reporte à une
époque pas si lointaine où sur Alger, deuxième
ville de France, flottait le drapeau français, pour lequel
combattirent tant de courageux soldats de l'armée d'Afrique.
Georges-Pierre
HOURANT
Sources principales
Sur la rue Bedeau à Alger :
— René Lespès : « Alger, étude d'histoire et de
géographie urbaine » (Paris, 1930}
Sur le général Bedeau :
— Paul Azan : « le général Bedeau
» (Revue Africaine, n° 263, 4e trimestre 1906)
— Dictionnaire des parlementaires
français (1889)
Notes
(1) Sur le quartier de la rue de la
Liberté, voir Pierre Dimech : « Rue de la Liberté, évocation
d'un quartier d'Alger», L'AIgérianiste n° 26,
juin 1984.
(2) Sur la construction de ce
quartier, voir les pages qu'y consacre René Lespès dans
« Alger, étude
d'histoire et de géographie urbaine » (Paris,
Alcan, 1930).
(3) Une partie de ces terrains fut
réservée à une caserne (caserne Charron) rue Mal.
Soult (aujourd'hui caserne de l'ALN), et au Tribunal Militaire rue
Cavaignac.
(4) Le vicomte Jean Ducos de la Hitte
(1789-1878), maréchal de camp, commandait l'artillerie ; le
comte Nicolas de Loverdo (1773-1837), lieutenent-général,
commandait la 2e division d'infanterie. Voir Gabriel Esquer « La
prise d'Alger, 1830 » (Paris, 2e éd. appendice : « composition du corps
expéditionnaire »).
(5) En 1926, le quartier d'isly, dans
son ensemble, comptait 24 391 habitants, dont 21 356 Français
(René Lespès). La population musulmane ne cessa par la
suite d'y régresser encore en proportion.
6) Sur le terrorisme à Alger
en 1957, lire l'article de Francis Attard : « Bombes et lampadaires : le FLN joue son
va-tout » (Historia magazine, la guerre d'Algérie,
n° 228).
(7) Selon article du Gai Goubard et
croquis : voir Historia magazine n° 361.
(8) Voir L'AIgérianiste n°
41 (mars 1988), article « 26 mars 1962, docteur Massonat »
et article de Jean Bogliolo : « Pourvu
qu'on remplisse la morgue ».
(9) Capitaine Paul Azan (futur
général) : « Le
général Bedeau », Revue Africaine n°263
(4e trimestre 1906).
(10) Voir « Souvenirs de La Roberdière, lieu de
naissance du général Bedeau », Bulletin de
la Société Archéologique de Nantes (déc.
1863).
(11) Par une lettre
adressée au rédacteur en chef de « La Patrie », imprimée
dans le « Moniteur de
l'Armée » du 6 avril 1851.
(12) « Dictionnaire des Parlementaires
français de mai 1789 à mai 1889 » (1889). Se
reporter à cet ouvrage pour le détail de ses votes.
(13) La tombe du
général Bedeau se trouve au cimetière de la
Bouteillerie à Nantes.
(14) La rue « Général Bedeau
» à Nantes, petite rue modeste éloignée du
centre ville, porta auparavant plusieurs autres noms. Sur cette rue,
voir Edouard Pied,
« Notices sur les rues de la ville de Nantes
» (Nantes, 1906).
(15) Cité par le
général du Barail : « Mes souvenirs » (Pion, 1894).
(16) Victor-Hugo, « Choses Vues », tome 2.
(17) Cité par Henry d'Estre :
« les conquérants de
l'Algérie » (Berger-Levrault, 1930).
(18) Louis Veuillot, « Les Français en Algérie »
(Marne, 1845).
(19) Lettres de Bugeaud au Mal. Soult
du 20 avril et du 5 août 1842.
In «l’Algérianiste »
n°50