Notes

(1) Voir L'Algérianiste, nos 20, 21 et 23, des 15 décembre 1982, 15 mars 1983 et 15 septembre 1983.

(2) Tous ces plats portent un nom particulier : aberbouch, ziraoui,, ahroun, oudfist... correspondant aux mots arabes : barboucha, tolma, rouîna, f'taîr.

(3) Le Chaouia, quoique très attaché à l'Islam, est un assez tiède pratiquant et n'observe guère le précepte coranique des cinq prières quotidiennes. Il ne s'en réfère pas moins aux cinq moments où elles sont supposées être dites :l'aube (el f'djer), le milieu du jour (ed d'hor), le milieu de l'après midi (el &car), le coucher du soleil (el Moghreb) et la tombée de la nuit (el âcha).

(4) Pr. Giberton, Alimentation des indigènes de l'Algérie, Documents algériens, Alger, 1937.

(5) Cf. La vie quotidienne dans l'Aurès et la condition sociale de la femme chez les Berbères de l'Aurès in L'Algérianiste, n- 21 du 15 mars 1983, p. 29.

(6) Pour Claude-Maurice Robert, l'Aurasienne, ainsi vêtue, ressemble eux muses et aux victoires peintes au flanc des amphores (Le long des oueds de l'Aurès, Alger, 1938), et pour Mathéa Gaudry, - son. vêtement flottant s'apparente au péplos dorien dont parle Hèrodote et, plus spécialement, au péplos fermé que reproduisent les statues de bronze d'Herculanum . (La femme Chaouia de l'Aurès, Paris, 1929).

(7) âzria : femme libérée de toute tutelle masculine (cf. La condition sociale de fa femme chez les Berbères de l'Aurès, loc. cit.).

(8) Belgha : chaussure fermée, à semelle et empeigne de cuir, présentant deux languettes, l'une frontale recouvrant le cou de pied, l'autre remontant lai long du tendon d'Achille et servant de tirent pour se chausser. Sa couleur, fixée ne varietur selon le sexe, est jaune pour l'homme, rouge pour la femme. Seule la beigha destinée à cette dernière est ornée de pompons. ., ,

(9) Naïlïa : femme de la tribu des Ouled Naïl. Nombre de ces femmes se livraient à la prostitution à Biskra. Il arrivait à certaines d'entre elles de circuler dans les vallées de l'Aurès pour exercer de petits commerces : pratique des tatouages, vente de talismans, etc.

(10) Boussaadi. : long couteau à lame triangulaire, servent à de multiples usages, que la plupart des fellah d'Algérie portent en bandoulière dans un étui de bois recouvert de cuir rouge.

(11) II faudra attendre l'apparition des pesticides de synthèse (D.D.T. par exemple) pour que la phtiriase puisse être combattue avec quelque efficacité (1945).